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L’audition : un capital à protéger

Véritable sujet de Santé Publique, les problèmes d’audition concernent près de 5 millions de personnes en France. Ce chiffre est en constante augmentation du fait de l’allongementde la durée de la vie. Cependant, les troubles de l’audition ne concernent pas seulement les seniors et les personnes âgées.

L’oreille des jeunes est aussi menacĂ©e par l’écoute de la musique amplifiĂ©e (baladeurs, concerts, discothèques…). Nombre d’entre eux sont ou seront concernĂ©s par des altĂ©rations parfois irrĂ©versibles de leur système auditif (cellules ciliĂ©es dĂ©truites).

Autre population concernée, les personnes exposées au bruit dans leur travail, et hélas le plus souvent sans protection, notamment dans des secteurs comme le BTP, l’industrie ou l’agriculture. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, la Journée Nationale de l’Audition veut attirer l’attention des Français et des Pouvoirs Publics, à travers des campagnes d’information et de prévention, afin que tout un chacun prenne enfin en compte son capital auditif.

(8 mars 2011)


Sécu, les hausses de janvier

Depuis le 1er janvier, nous payons un peu plus cher des dépenses de santé. La consultation chez le médecin généraliste est à 23 euros. Les médicaments à vignette bleue ne seront plus remboursés qu’au taux de 30% au lieu de 35%. Une baisse de 5% (60 au lieu de 65%) du remboursement des pansements, attelles, valves cardiaques, etc ….

Prise en charge des frais d’hospitalisation réduits : relèvement de 91 à 120 euros du seuil du ticket modérateur forfaitaire, de 18 euros pour les actes coûteux. Mise en place d’un forfait de prise en charge des bandelettes d’autotest pour les diabétiques non insulino-dépendants. Sortie de l’hypertension artérielle de la liste des affections de longue durée pour les nouveaux patients. Les dépenses de transport pour les patients en affection de longue durée ne seront plus systématiquement prises en charge.

(source : la Revue de la Mutualité Fonction Publique) | (4 janvier 2011)


Les franchises ont réduit la consommation de médicaments des plus pauvres

Les franchises sur les boîtes de médicaments (0,5 euros par boîte) ou sur les transports. sanitaires (2 euros) mises en place au 1er janvier 2008 n’a apparemment pas eu de grands effets : 12 % seulement des patients disent avoir modifié leur comportement indique l’Irdes dans sa lettre Questions d’économie de la santé.

Mais ce sont les malades les plus modestes, sans surprise, qui ont baissé leur consommation de médicaments. Car ces charges s’appliquant à tous (avec un plafond de 50 euros par an), sans distinction de revenus. Elles sont donc relativement bien plus lourdes pour les familles disposant de faibles revenus. Et la pression est plus forte encore sur les patients pauvres souffrant d’affections chroniques.

Ainsi, 14,3 % des personnes disposant de moins de 870 euros par mois ont revu leur consommation Ă  la baisse contre 8,4 % de celles qui disposent de plus de 1997 euros mensuels.

Sur les 12 % des patients qui ont modifié leur comportement, 64 % ont renoncé à acheter une partie des médicaments prescrits, 33,5 % ont repoussé cet achat, 13,5 % sont, par exemple, passés à l’automédication, 28 % ont demandé à leur médecin de modifier à la baisse les prescriptions.

Selon l’Irdes, « cet effet semble indiquer une perte d’accès aux soins : les individus en mauvaise santé ont a priori un fort besoin de médicaments mais sont obligés de renoncer à certains d’entre eux en raison du cumul important de franchises ».


Dépistage organisé du cancer du sein : une campagne pour vaincre les réticences à la mammographie

Peur du résultat, manque de temps : nombreuses sont les femmes qui sont réticentes. au dépistage du cancer du sein. A l’occasion d’Octobre rose, mois dédié à la prévention et au dépistage de ce cancer depuis 6 ans, une nouvelle campagne de mobilisation fait appel à leur entourage pour les convaincre de passer une mammographie.

« Vous aussi, mobilisez les femmes que vous aimez. » C’est le message de la 6e Ă©dition d’Octobre rose, couleur symbolisant la mobilisation de la France contre le cancer du sein. Pour la première fois, la campagne nationale annuelle en faveur du dĂ©pistage organisĂ©, appelant les femmes de 50 Ă  74 ans Ă  faire pratiquer une mammographie, s’attaque aux personnes encore rĂ©ticentes. Elle fait appel Ă  leurs proches pour les convaincre.

« Ce dĂ©pistage gratuit a fait la preuve de son efficacitĂ©, notamment grâce au système de double lecture des mammographies. Il a permis Ă  80.000 femmes de bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge de leur cancer Ă  un stade prĂ©coce », souligne Sophie Delaporte, directrice gĂ©nĂ©rale de la SantĂ© (DGS) adjointe. Or, si le nombre de Françaises y participant depuis sa mise en place en 2004 a progressĂ© de 11%, il stagne Ă  53%, « avec des inĂ©galitĂ©s gĂ©ographiques et socioculturelles », note-t-elle en prĂ©cisant que ce taux est infĂ©rieur Ă  la moyenne europĂ©enne.

Diagnostiqué à temps, guéri à 90%

En France, le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et celui qui occasionne le plus de décès. Toutes les femmes ont, dans leur entourage, au moins une personne souffrant de ce mal. Or, plus il est détecté à un stade précoce, quand la tumeur est encore impalpable, moins le traitement est lourd et plus le pronostic de survie à cinq ans s’améliore, jusqu’à 90%.

Mené régulièrement, le dépistage organisé permet ainsi de limiter le risque de passer à côté d’un cancer du sein, et joue un rôle majeur dans l’amélioration de la prise en charge des malades.


Alzheimer : une maladie lente et insidieuse

La maladie d’Alzheimer est une pathologie dégénérative du cerveau qui touche actuellement 860 000 personnes. Compte tenu du vieillissement de la population, ce nombre pourrait atteindre 1,3 million de personnes en 2020. Du fait de son caractère évolutif, une prise en charge précoce permet de retarder ses effets.

Face à ce fléau, la Mutualité Française est partenaire du « Train contre la maladie d’Alzheimer », lancé par la SNCF et France Télévisions. Cet événement se déroule dans le cadre de la 17e Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre.

Découverte au début du XXe siècle, cette pathologie dégénérative du cerveau entraîne une détérioration progressive et définitive des cellules nerveuses. Des premiers symptômes au décès, elle évolue de manière lente et insidieuse pendant six à huit ans.

Les troubles de la mémoire sont associés à une désorientation temporelle et, même aux stades précoces de la maladie, à d’autres atteintes. Ainsi, le patient éprouve des difficultés à organiser et réaliser une tâche cognitive plus ou moins complexe : par exemple, rédiger un courrier, remplir sa feuille d’impôts ou encore planifier et suivre le chemin pour faire ses courses. Ces troubles altèrent graduellement la vie quotidienne et sociale du patient.

Autre atteinte : les difficultés à organiser les gestes. Peu à peu, la personne perd ses capacités à se nourrir, se laver et s’habiller ce qui la conduit progressivement à devenir dépendante. En outre, des troubles de la perception empêchent notamment le malade d’identifier correctement un objet ou de reconnaître ses proches. Enfin, il ne trouve plus ses mots, les déforme, puis, avec l’aggravation de la maladie, s’exprime de manière incohérente, jargonne et, à terme, ne peut plus utiliser le langage.

CONSULTATIONS MÉMOIRE

Si l’évolution de la pathologie diffère d’une personne à l’autre, elle a toujours des répercussions sociales sur l’état de santé et sur la vie quotidienne des patients. Compte tenu de son caractère progressif, une prise en charge précoce permet de retarder ses effets. De fait, dès les premiers troubles, le diagnostic est nécessaire. Ce dépistage s’effectue lors de consultations mémoire à l’hôpital, notamment à l’aide de tests psychologiques. Des équipes pluridisciplinaires composées de gériatres, de neurologues et de psychologues prennent en charge les patients. Le bilan de la maladie doit comporter également un scanner cérébral et une IRM (imagerie par résonance magnétique).

PRIORITÉ SANTÉ MUTUALISTE : ACCOMPAGNER LES MALADES ET LES AIDANTS.

Dans le cadre de sa thématique « Maintien de l’autonomie », Priorité santé mutualiste informe et soutient les malades d’Alzheimer et leurs aidants. En appelant le 39 35, les adhérents peuvent obtenir divers renseignements et conseils utiles : quels sont les signes de la maladie ? Comment organiser la prise en charge à domicile ? A quelles aides financières le malade a-t-il droit ?… Ce service informe les adhérents sur les interlocuteurs des personnes âgées et de leurs aidants et communique également les coordonnées des consultations mémoire. Ces adresses sont référencées par la Fondation Méderic-Alzheimer, partenaire de la Mutualité Française.

Le service accompagnement personnalisé par téléphone propose désormais un volet « hébergement » afin d’aider l’adhérent et son entourage à choisir le maintien à domicile ou l’orientation vers un établissement adapté. Dans ce cadre, l’adhérent est informé des hébergements permanents, temporaires et accueils de jour existant à proximité du domicile

Priorité santé mutualiste organise, en outre, de nombreuses Rencontres santé sur le thème de la maladie d’Alzheimer et des troubles apparentés. Par exemple, les ateliers « Fil mauve » donnent aux aidants des malades les clés concrètes pour la vie quotidienne, grâce à des entretiens individuels et des échanges en groupe.