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Quelle santé après 2012 ?

Le collectif inter associatif pour la santé (www.leciss.org ) vient de lancer un site « www.quellesanteapres2012.org ». Il s’agit d’une démarche de sensibilisation du public et d’interpellation des candidats dans le cadre des présidentielles.

(26 janvier 2012)


La dépendance : un chantier prioritaire de la Mutualité française pour 2011

Le plus inscrit dans l’actualitĂ© porte sur la dĂ©pendance, « un sujet qu’il ne faut pas confiner au dĂ©bat financier » ,et qui « appelle une rĂ©ponse globale », dĂ©clare Etienne Caniard, PrĂ©sident de la MutualitĂ© Française.

Alors qu’elle s’Ă©tait montrĂ©e plutĂ´t discrète jusqu’ici, la MutualitĂ© livre le fond de sa pensĂ©e : « Affirmer la nĂ©cessitĂ© d’un socle public et s’intĂ©resser aux modalitĂ©s d’articulation entre les diffĂ©rents acteurs ». ReprĂ©sentĂ©e dans les quatre groupes de travail mis en place par le ministère de la CohĂ©sion sociale, elle entend peser sur les dĂ©bats. D’autant qu’ « il est Ă©vident que le schĂ©ma prĂ©conisĂ© par la MutualitĂ© française diffère de celui de la FĂ©dĂ©ration française des sociĂ©tĂ©s d’assurances, parce que nous avons, par exemple, davantage intĂ©grĂ© la prĂ©vention de la dĂ©pendance grâce Ă  l’expĂ©rience dĂ©veloppĂ©e Ă  travers nos services de proximitĂ© », affirme Etienne Caniard.

Entre autres suggestions, la MutualitĂ© estime qu’il « faut certainement amĂ©liorer l’APA en l’articulant, par exemple, avec des services qui relèvent de l’intervention d’acteurs privĂ©s, associatifs et mutualistes ». Autre impĂ©ratif, selon elle : « Valoriser les mĂ©tiers liĂ©s Ă  la prise en charge de la dĂ©pendance, amĂ©liorer l’aide aux aidants ». Pour le prĂ©sident, il n’est cependant pas possible d’arrĂŞter une « vision d’ensemble » sur la dĂ©pendance avant le prochain PLFSS, sachant que « rien ne sera achevĂ© avant l’Ă©lection prĂ©sidentielle ».

(8 mars 2011)


Les Mutuelles refondent leur Union

Réunies en Assemblée Générale Constitutive, 17 Mutuelles de fonctionnaires ont créé leur nouvelle Union politique. Ces mutuelles fondent leur devenir commun sur un socle de principes et de valeurs partagées, d’objectifs communs et d’engagements consentis et opposables réunis dans une charte que toutes mutuelles fondatrices ont adoptée.

Véritable lien social entre les adhérents, les mutuelles fondatrices défendent une conception globale de la prise en charge mutualiste de la santé et de la prévoyance, adaptée au milieu professionnel. Promotrices de la sécurité sociale et de la gestion mutualiste du régime obligatoire pour les fonctionnaires, les 17 mutuelles sont de ferventes militantes d’une conception mutualiste professionnelle solidaire, globale et volontaire, s’inscrivant dans une alternative à la logique individualiste et consumériste du marché de l’assurance.

MGEFI est l’une des 17 mutuelles fondatrices de cette nouvelle Union MFP (Mutualité Fonction Publique).

(5 janvier 2011)


La mortalité par cancer a diminué en France au cours des 20 dernières années

Selon un rapport de l’Institut national du cancer (Inca), la mortalité par cancer a nettement diminué en France au cours des 20 dernières années. Le recul est plus marqué chez les hommes (- 22 %) que chez les femmes (- 14 %). Ces décès se produisent aussi plus tardivement qu’autrefois : « 70 % des décès par cancer surviennent après 65 ans, dont 50 % après 75 ans et 20 % après 85 ans ».

Le rôle de la prévention et du dépistage

Selon l’Inca, cette baisse de la mortalitĂ© par cancer est liĂ©e Ă  la prĂ©vention, aux dĂ©pistages plus frĂ©quents – cancer du sein, cancer du cĂ´lon, cancer de la prostate, du col de l’utĂ©rus… – pour certains cancers, et Ă  des diagnostic plus prĂ©coces et aux progrès mĂ©dicaux. Cette tendance s’est accĂ©lĂ©rĂ©e pendant les dix dernières annĂ©es.
La baisse de consommation de tabac et d’alcool chez l’homme joue un rôle important comme le montre le recul des cancers du poumon, de l’œsophage, du pharynx et du larynx.
L’Inca souligne que « la diminution conjointe de l’incidence et de la mortalitĂ© concerne plusieurs formes de cancers de mauvais pronostic et liĂ©s Ă  une exposition Ă  des facteurs de risque « dominants » (tels que le tabac et l’alcool, l’équilibre nutritionnel et les autres) » ce qui tĂ©moigne de l’impact de la prĂ©vention, « associĂ© selon les cas Ă  l’impact de diagnostics plus prĂ©coces et de traitements optimisĂ©s ».

L’ennemi : c’est le tabac

La baisse de la mortalité par cancer est variable mais constatée pour presque tous les cancers, à tout âge et dans toutes les régions. Un bémol : l’augmentation de la mortalité féminine par cancer du poumon liée à l’augmentation de tabac chez les femmes ces dernières décennies.

L’Inca insiste : « les données présentées dans ce rapport confirment que le tabac reste la principale cause de cancer évitable en France. Malgré des progrès, la lutte contre le tabac reste prioritaire ».
De 2003 à 2007, 147 851 personnes sont décédées d’un cancer. Près d’un tiers des hommes décédés durant cette période (32,9 %) sont morts d’un cancer ; chez les femmes, 23,4 % des décès de la période étaient dus à cette maladie.
Le cancer reste la première cause de décès chez les hommes en France devant les maladies cardio-vasculaires, et la seconde pour la femme. Chez l’homme, cinq « localisations tumorales » cumulent plus de 50 % des décès : poumon, côlon-rectum, prostate, oropharynx et œsophage. Chez la femme, trois localisations représentent 42 % des décès par cancer : le sein, le poumon, le côlon-rectum. Si la mortalité par cancer baisse, le nombre de personnes touchées par la maladie continue de progresser (+ 14 % chez l’homme, + 17 % chez les femmes) ne serait-ce que par le vieillissement de la population et parce que les cancers sont mieux dépistés et diagnostiqués.

Source : e-cancer | (9 novembre 2010)


Les droits et l’information des patients : un an de réflexion

Roselyne Bachelot a officiellement lancé le 5 Octobre l’opération « 2011, Année des patients et de leurs droits ». Trois axes de réflexion ont été déterminés : « Faire vivre les droits des patients » ; « La bientraitance à l’hôpital » ; « Les nouvelles attentes du citoyen, acteur de santé ».
Le premier pôle devra s’intéresser plus particulièrement à la question de l’information du patient, « donnée majeure pour l’égalité d’accès à la santé » ; la prise en considération des personnes « les plus vulnérables dans la connaissance et l’accès au droit » ; et les moyens mis à disposition des usagers et de leurs représentants.

Sur le chapitre de la « bientraitance Ă  l’hĂ´pital », la ministre de la SantĂ© a demandĂ© que l’on rĂ©flĂ©chisse plus particulièrement sur « l’accueil du patient et de ses proches, l’assistance dans certains besoins fondamentaux tels que la toilette ou repas, l’annonce d’une mauvaise nouvelle, le soin invasif »… Des propositions devront ĂŞtre faites pour la mi-2011.

Enfin, le ministère estime que « les aspirations du citoyen vis-Ă -vis de sa santĂ© ont largement Ă©voluĂ© ». Il faut donc rechercher les moyens d’une meilleure information du patient, revoir sa participation Ă  sa prise en charge et aux dĂ©cisions qui le concernent, Ă©valuer et prendre en compte les Ă©volutions de la relation soignant-soignĂ©…

Deux rapporteurs, Christian Saout, président du Collectif inter-associatif sur la santé (CISS), et Christine d’Autume (IGAS) ont été désignés. Ils devront rendre des propositions et des préconisations fin 2010. Lesquelles seront débattues l’an prochain.


VIDAL, le spécialiste de l’information sur les médicaments présente : LE GUIDE DES PLANTES QUI SOIGNENT

La phytothérapie à l’épreuve de la science : disponible en librairies depuis le 1er septembre 2010.

Pour aider le consommateur à y voir clair, cet ouvrage fait le point sur 60 plantes médicinales pour lesquelles les autorités sanitaires ont émis des avis documentés. Il analyse également les résultats des études cliniques disponibles avec les même critères de rigueur et d’exigence que ceux utilisés pour les médicaments

Pour en savoir plus : eurekasante